Nanotourisme : dormir dans la troisième dimension

Nanotourisme : dormir dans la troisième dimension

Le programme de recherche expérimentale AA visiting school slovenia a hébergé récemment un stage de design autour du thème du nanotourisme, terme né à Bègles, banlieue pauvre de Bordeaux, que des étudiants en architecture avaient proposé à ses habitants de "relire", "imager", pour se la rendre aimable, et la faire mieux aimer du monde. Un peu comme si les habitants de Villetaneuse ou de Vénissieux tentaient de concevoir pour leur ville des cartes postales qui donneraient envie de la visiter. Le projet avait tourné un peu court, à ce qu'il semble après notre viste du site d'origine, mais le terme "nanotourisme" a voyagé. Et désigne des micro-idées conçues avec peu de moyens pour enchanter le monde. Cette absence de moyens est bien sûr d'époque. L'objet du stage en Slovénie était donc de concevoir des actions, des structures temporaires ou permanentes, ou des situations qui pourraient enrichir les expériences proposées au KSEVT (cultural center of european space technologies) sans vrai budget et en se passant de l'accord des institutions et de la bureaucratie. Autrement dit, enrichir avec des moyens pauvres. Nous avons retenu cette structure qui rend possible de vivre l'expérience de l'apesanteur jusque dans son sommeil. Il s'agit donc d'un lit d'un type en effet entièrement nouveau. Et de quelque chose qu'on pourrait faire circuler par exemple dans les écoles.