Sept coulées de lave ardente - Truman Capote à Taormina

Sept coulées de lave ardente - Truman Capote à Taormina

Qu'écrivait Truman Capote à Taormina ? Sous le volcan exactement.

Truman Capote à Taormina

Truman Capote à Taormina

[Truman Capote à Robert Linscott, mai 1947] 

J'ai repris mon roman, et c'est vraiment tout ce que j'aime, et je viens d'en écrire deux pages, et oh ! Bob, je veux que ce livre soit très beau, parce qu'il me paraît essentiel, aujourd'hui plus que jamais, qu'un écrivain cherche à très bien écrire, le monde a perdu la tête, l'art seul est sain d'esprit, et une fois dispersées, une à une, les ruines des anciennes civilisations, la preuve est faite qu'il ne demeure que les poèmes, les tableaux, les sculptures et les livres.


 [du même au même, Taormina, 2 décembre 1950]

L'Etna s'est réveillé la semaine dernière — catastrophe qui se prolonge : chaque jour une nouvelle éruption. Je l'aperçois en ce moment de l'endroit où je suis assis — sept coulées de lave ardente s'échappent du cratère, vision terrifiante mais d'une incroyable beauté, surtout la nuit. 

Pour trouver d'autres histoires, semblables ou non, visitez "Danses de travers", le blog de l'écrivain Didier Da Silva (Derniers parus : L'ironie du sort (L'Arbre Vengeur2014), Louange et épuisement d'Un jour sans fin (Hélium, 2015).