ENTRÉE DES ABONNÉSMember Login
Me connecter
Bienvenue, (First Name)!

Oublié? Show
Log In
Enter Member Area
Mon Profil Pas abonné? Inscrivez-vous Log Out
Sentry Page Protection
L'Autre Quotidien

Mode d'emploi

L'Autre Quotidien se lit en tournant les pages comme un journal . Utilisez les flèches à gauche et à droite de l'écran. Pour naviguer rapidement dans le site, cliquez l'icône menu. Le lien Archives vous donnera un accès direct aux grandes catégories du journal (Actualités, Art, Livres etc). Cliquer sur Aujourd'hui ramène au numéro du jour. Et voilà. C'est simple.

Arlene Gottfried : Take a  Picture on the Wild Side

Arlene Gottfried : Take a Picture on the Wild Side

Le New York des années 70, celui d'avant le nettoyage urbain et de la boboïsation qui a suivi. Un terrain de contrastes saisi par l'objectif mutin de la méconnue (ici) Arlene Gottfried. Attention, ça secoue !

Angel & Woman on Boardwalk In Brighton Beach, 1976 Tirage gélatino-argentique vintage      © Arlene Gottfried / Les Douches la Galerie, Paris

Angel & Woman on Boardwalk In Brighton Beach, 1976 Tirage gélatino-argentique vintage      © Arlene Gottfried / Les Douches la Galerie, Paris

Totale autodidacte, Arlene Gottfried a préféré bosser dans un bureau et apprendre aux cours du soir plutôt que fréquenter une école de photographie, pour mieux quadriller la Grosse Pomme où il se passait alors tout le temps quelque chose de notable à saisir pour son objectif.  Cette ville décryptée est la même que celle racontée dans les chansons de Lou Reed - sauf qu'elle ne venait pas de Miami comme Holly (Holly came from Miami, F.L.A., Hitch-hiked her way across the U.S.A., Plucked her eyebrows on the way, Shaved her legs and then he was a she, She says, "Hey, babe, Take a walk on the wild side." Said, "Hey, honey, Take a walk on the wild side.) Walk on the Wild Side/ Lou Reed.

Cela l'a servie, de ses premiers clichés pris à Woodstock, dans la foule du festival, comme dans ses déambulations dans Brooklyn à la recherche de lieux vivants, de tronches étonnantes, de scènes de rue insolites. A s'immerger sans retenue ni regard moralisateur, en simple témoin de la vie , elle aura longuement parcouru les rues, les plages et les clubs regardant éclore la disco, la vie gay, et tout le pittoresque des lieux. « Sometimes Overwhelming » documente le New York d’avant, quand le souffle de la disco et les prémisses du R n’ B faisait vibrer les murs du Xenon et que la communauté homosexuelle y dansait avec une théâtralité provocante qu’elle aimait prendre en photo — fourrures et maquillage dégoulinants, corps aguicheurs, costumes de plumes et de panthère, godes petits et grands, voire géants, rien n’était inapproprié si ce n’est le manque d’audace. La même insouciance régnait dans les rues, de Brooklyn à Soho en passant par Central Park et le Lower East Side. Ville dure, défigurée par les immeubles en démolition, ville dangereuse, mais ô combien vivante d'alors. Sans nostalgie aucune, avec la distance voulue et le regard coquin, un mode de vie libre et quasi oublié aujourd'hui.

Entre la déglingue 60's du Warhol de la Factory et le New York interlope du Taxi Driver de Scorsese, l'œil d' Arlene Gottfried et ses clichés qui en disent aussi long que Heat ou Flesh sur la vie citadine. Remarquable.

 

Arlene Gottfried - L'Insouciance d'une époque 9 janvier → 5 mars 2016
Les Douches - La Galerie5, rue Legouvé 75010 Paris

www.lesdoucheslagalerie.co

L'islamisme est-il soluble dans le zapatisme ?

L'islamisme est-il soluble dans le zapatisme ?

"L’art n’est pas derrière nous, mais devant nous". Jan Voss

"L’art n’est pas derrière nous, mais devant nous". Jan Voss