Jafar Panahi glisse son intégrale et ses photos à Beaubourg au Festival d'Automne

Le sens de la mise en scène virtuose de Panahi questionne inlassablement la place des femmes dans la société iranienne, auxquelles il offre dans ses films les rôles principaux, la liberté individuelle ou encore la répression.

À la suite d’Abbas Kiarostami, dont il fut l’assistant, Jafar Panahi est le cinéaste emblématique de la Nouvelle Vague iranienne. Auteur de plus de quinze films à ce jour, il débute en 1995 avec Le Ballon blanc qui se voit récompensé par la Caméra d’Or au Festival de Cannes et impose immédiatement le talent de ce cinéaste engagé dont le travail s’articule autour de l’histoire de la société iranienne. Suivront Le Miroir, en 1997, Sang et or, en 2003, et Hors Jeu, en 2006, tous reconnus dans les festivals internationaux.  Condamné par le régime iranien en 2010 à six ans d’emprisonnement et vingt ans d’interdiction de filmer et de voyager hors du pays, Jafar Panahi travaille clandestinement depuis. Il réalise Taxi Téhéran, en 2015, son dernier film à ce jour.
En juin 2014, le cinéaste entame un travail photographique. « Puisque je n’avais pas le droit de prendre ma caméra et d’aller dans les rues filmer des gens, que me restait-il à faire ? J’ai ouvert la fenêtre et je me suis dit : avec ma caméra, je vais filmer le ciel ! Il n’y aura personne dans le champ, mais il y aura des nuages ! Des nuages noirs et des nuages blancs, très présents dans le cadre, ce qui suffit peut-être à raconter une histoire… »

Le Centre Pompidou présente, avec le Festival d’Automne, une rétrospective intégrale de l’œuvre de Jafar Panahi et expose, pour la première fois, sa série de photographies inédites, Les Nuages.

Intégrale Jafar Panahi - Centre Pompidou Place Georges Pompidou – 75004 Paris
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