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Melt Yourself Down - Rip Rig and Panic nietzschéenne

Melt Yourself Down - Rip Rig and Panic nietzschéenne

On a un peu à faire à une boucle temporelle avec Melt Yourself Down. A la manière de Nietzsche expliquant que le temps est circulaire tant qu’il n’arrive pas à dépasser les conflits en cours, l'album "Last Evenings on Earth" fait sa tambouille musicale là où le punk-funk de Rip Rig & Panic rejoignait la No Wave de James Chance et le free de Blurt.

Le son tribal du King of the Wild Frontier de Adam Ant se mettant à choruser avec les sons indiens de Cornershop, c’est le premier effet notable de l’album du groupe du saxophoniste Pete Wareham (Polar Bear, Acoustic Ladyland) et du chanteur Kushal Gaya ; mais ce n’est pas le seul.

On les avait découvert en 2013 aux Transes et, dans la foulée, ils avaient sorti un live mémorable (Live at the New Empowering Church) qui redonnait espoir dans l’émergence d’un son festif qui semblait s’être éteint avec le passage du son sauvage de Rip, Rip & Panic à celui de Sade et des Blow Monkeys. Assainissement ? Là, on peut danser sauvage, le pagne au dessus des genoux, peint de toutes les couleurs, en suivant le son des congas et du saxo hurleur. Bonheur !

Foin des chapelles, le son emporte tout aux confins du free jazz, de l'afrobeat et du punk, Melt Yourself Down est un pur produit de l'underground anglais qui ne s'est jamais trop soucié des étiquettes et des chapelles. C’est aussi,  avec le chanteur Kushan Gaya, un retour au son bien enfiévré des premiers Asian Dub Foundation,  celui de la transe avant la domestication.

Mais, c’est aussi le son de Morphine ou de Giant Sand dans une approche rock qui se fait dépasser de tous les côtés pour briser les barrières du son, avec guitare hurlantes, basses sous ventrières, tapis de percussions tribales, sax volubile et voix d’airain. Ceci ne parlant que du premier titre qui envoie salement la purée : Dot to Dot . Mention spéciale au titre Big Children (Gran Zanfan) chanté en anglais et en français dans une belle cacophonie cuivrée avec un super accent créole -  total inattendu !  

Last Evenings on Earth qui fait un joyeux clin d’œil à l'œuvre éponyme du grand écrivain chilien Roberto Bolaño est un disque aussi intense que frénétique, une fresque urbaine hallucinée, un statement politique et artistique. Et une grand claque à la musique formatée ( pop, rock, etc.), une !

Pur plaisir de la danse, pure addiction au groove, petit moment d’intensité dans un paysage autrement balisé. Disque de la semaine. Fastoche !

Jean-Pierre Simard

Melt Yourself Down Last Evenings on Earth (The Leaf Label/Differ-Ant)

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