Postérité de Duras et Andrea dans les "Regards de l'égaré"

Comment propager un éclairage troublant entre dessin et photographie, entre intérieur et extérieur, placé sous l'inspiration bienveillante de Marguerite Duras et Yann Andrea avec les Regards de l’égaré d’Anne-Lise Broyer et Bernard Noël.

Au départ, c'est un livre publié en 2013 par les éditions nonpareilles, issu de la collaboration de Bernard Noël et Anne-Lise Broyer. Puis aujourd'hui, une exposition à la Galerie Particulière.

Chacun a son pays natal, mais ceux qui ont le même n’en ont pas la même image. Il en va toujours ainsi du côté de l’origine car la nostalgie l’emporte sur la réalité, d’ailleurs inaccessible. Cela devrait conduire à s’interroger sur la nature des images, mais où irions-nous si leur matière partait en fumée ? Et quel dérangement si les appareils qui nous servent à fixer rencontres, amours et paysages se révélaient n’être que des attrape fumées ? Bernard Noël


Projet entamé en 2011, Regards de l’égaré d’Anne-Lise Broyer s’inspire de deux textes de Marguerite Duras, La Maladie de la mort et L’Homme atlantique. Un ensemble de photographies et de dessins, crée une portée où se jouent les enjeux et la force du rivage, un lieu dont les frontières entre l’Inside et l’Outside (Intime/Paysage) deviennent poreuses. Carnet d’ « observation(s) », Regards de l’égaré est peut-être une suite de «notes » dont la musique, le récit ne tente pas d’unifier rêve et réalité mais cherche plutôt à retranscrire la nécessité d’un texte et l’émotion de sa lecture. Venez donc vous perdre avec nous et trouver des singularités aux paysages décrits, tout comme ils sont évoqués là…

Anne-Lise Broyer / Regards de l'égaré -> 02.07.2016
La galerie Particulière 16, rue du Perche 75003 Paris
Le site de la galerie, ici