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Jim Morrison et le diable boiteux : rock, cuir et uchronie

Jim Morrison et le diable boiteux : rock, cuir et uchronie

Les uchronies ne sont pas toutes destinées à finir au fond des pissotières, et certainement pas celle de Michel Embarek à propos de Morrison Jim et Vincent Gene cherchant, fin 68, à dépasser leur stade d'icône pour enfin vivre, en regardant le Comeback Special d'Elvis à la télé avec leurs mères respectives.

Avec la phrase du détective d'Embarek en exergue du roman "Entre la vérité et le mensonge existe une zone libre appelée roman", on a toute la culture rock mise en perspective. Et, pour une fois, ce n'est pas un vain mot. C'est une vraie réflexion sur une utopie ( pratique les mots grecs, hein !) finissante avec Altamont, quelques mois plus tard et l'entrée dans les années de plomb, ces navrantes 70's qui inverseront le rêve précédent en mode punk le peace & love devenant un hate & war du plus bel effet - pour dire la même chose…

Mais juste avant cela, manière d'agir/histoire de dire pour placer le livre sur ses rails, Embarek ressort un héros radio des 60's : à Shreveport, Louisiane, en 2015, le Midnight Rambler, animateur de radio blanchi sous le harnais, se souvient de la fin des années 1960 et de deux hommes qu’il a eu l’occasion de croiser à l’époque. Jim Morrison surfait alors encore sur le succès des premiers albums des Doors et sa réputation sulfureuse tandis que Gene Vincent, le diable boiteux du titre, tentait vainement de renouer avec le succès. Et le Midnight Rambler de faire le liant, sans effort.

De ce point de départ l'auteur démêle les pelotes confuses des vies de ses deux personnages, un Morrison parisien y finit dans les chiottes du Rock'n'Roll Circus de Sam Bernett tandis que Gégène, arrêté par la Gendarmerie nationale, pour excès de vitesse en moto avec un pote tourangeau finira par mettre tout le monde dans sa poche en réalisant devant la Gendarmerie conquise, un show impromptu. Juste la grâce !

Entretemps, au fil du récit, Embarek nous aura proposé, comme trame, l'improbable d'un Morrison voulant faire un film sur la vie de son héros en cuir, Gene Vincent, pour lui rendre la gloire qu'il avait depuis des lustres perdue… et se réinventer une vraie vie.

C'est un travail d'écriture passionné et documenté dans le vrai/faux des histoires du rock de l'époque qui convoque Janis, Yoko Ono, Charles Manson et le dealer qui a tué aussi bien Hendrix que Joplin et failli avoir la peaude Marianne Faithful, le comte de Breuil ( qui finira assassiné au Maroc, peu après, pour avoir voulu doubler des dealers du cru- bien fait pour sa gueule !).

Enfin, Embarek propose sa version du meurtre de Morrison et cela il vous faudra le lire pour en comprendre les tenants et aboutissants. Mais j'ai assez glosé. Si vous aimez les propositions littéraires, c'en est une. Si vous détestez la musique, allez lire Musso ou sucer des pastilles Varda!
Entre la vérité et le mensonge existe une zone libre appelée roman (ou uchronie quand tu nous tiens … )
Jean-Pierre Simard

Jim Morrison et le diable boiteux de Michel Embarek, éditions de l'Archipel

 

 

Le rêve enfin traduit d'Arno Schmidt, par Claro

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Entre 1968 et 1974, Saïgon a rocké. Si, si !

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