L'info debout ! L'Autre Quotidien tagge l'actualité

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Éditorial

Frédéric Lordon donne son sentiment sur Nuit Debout, le mouvement contre la loi Travaille, les média, l'État et le capitalisme dans un entretien avec Bondy Blog. "Avec Nuit Debout, le feu n'a pas pris", le titre retenu, nous fait tiquer un peu, et ne reflète pas grand chose (ou tout le contraire) du point de vue de Lordon, qui se contentait d'énoncer rapidement une évidence factuelle, et sur laquelle le pouvoir aurait tort de fonder trop d'espoir ("il s’est peut être passé quelque chose dans les têtes dont nous ne pouvons pas encore mesurer tous les effets."). De ce qu'il dit, nous retenons plutôt deux points d'accord essentiels entre nous : 

1. l'analyse de l'émergence du cortège de tête comme le point le plus porteur de promesses de ce printemps 2016.

2. la conscience qu'un "racisme institutionnel s’applique dans l’Hexagone", et que nous vivons dans une "société ravagée par deux violences d’échelle macroscopique : la violence sociale du capitalisme et la violence identitaire-raciste". 

Autrement dit, les "casseurs" et les "indigènes", ces grands réprouvés dont on ne veut pas même commencer à penser que le positionnement et l'action puissent être des faits politiques, ces "inconnus au bataillon" qu'une étiquette "vandale" ou "communautariste" permet d'évacuer comme sujets politiques, pour les classer dans les maboules ou les faits divers, méritent une attention d'un tout autre genre que celle des manchettes de journaux indignés et des éditoriaux moralistes à pincettes. Quand la colère devant la "mort inexpliquée" d'Adama Traoré aux mains des policiers et celle des cortèges de tête se rejoindront, - et nous en sommes, culturellement parlant, beaucoup plus près, à présent que la précarité est devenue le mode de vie de la jeunesse tout entière, que nous le fûmes jamais -, alors, c'est nuit et jour qu'on sera debout. Et refuser de le voir en face n'y changera rien. Voilà ce qu'il faut déjà faire l'effort de penser.

L'Autre Quotidien

L'entretien avec Frédéric Lordon

 

DAZIBAO !

 

Nocturama : la lutte armée OKLM

"Julie : Tu comprends pas. Le silence qui traverse le film, ce n’est pas juste une manière de ne pas parler. C’est-à-dire que ce n’est pas des mots que l’on tait ou cache par du silence. C’est un silence pur, parce qu’il n’y a pas de mots, ou pas besoin. C’est l’inutilité de la parole, pas son masque.

Martin : Tu me saoules je ne comprends rien. Tu vois bien que politiquement c’est un film au mieux nul, au pire dégueulasse.

Julie : C’est toi qui saoule ! Pour toi, un film politique c’est un film de propagande, un tract que tu vas évaluer comme plus ou moins idéologiquement correct, c’est juste le point de vue le plus con de la terre, qui sous couvert de décrypter et de réfléchir permet de ne jamais rien voir ni comprendre. T’as le même rapport à ce film qu’un trotskyste à la vie.
Martin : Oh c’est bon."

Une critique de cinéma (et du monde) comme on les aime. C'est à lire dans Lundi matin. Comme d'ailleurs tout Lundi matin, qu'on aime beaucoup.

Des insectes et des hommes

En ce 10 août 1926, un monoplan décollait d’une piste sommaire de Tallulah, en Louisiane, pour une mission historique : la première tentative de collecte d’insectes en avion. Les résultats furent vertigineux. Selon les estimations des chercheurs, une colonne d’air située entre 15 et 4 200 mètres au-dessus de la campagne louisianaise sur une superficie d’un kilomètre carré contenait en moyenne 36 millions d’insectes. A lire dans le Monde Diplomatique.

Un multi-récidiviste de la coupure d'eau encore condamné!

Le distributeur d'eau Saur a été épinglé par la justice cet été, après des coupures illégales, révèle ce mercredi l'association France Libertés. A lire dans L'Humanité.

Apple : quatorze années de violation des droits des travailleurs en Chine

Alors qu'Apple se prépare à commercialiser son iPhone 7, des abus sérieux sont une nouvelle fois signalés dans les usines de ses fournisseurs chinois, comme Foxconn ou Pegatron. Comme le montre une analyse réalisée par le média américain TruthOut, cela fait au moins quatorze ans que les ONG signalent ce type de problèmes dans la chaîne d'approvisionnement d'Apple, et quatorze ans que la marque à la pomme promet d'y mettre bon ordre. Les années passent et rien ne change. A lire dans l'Observatoire des multinationales.

Si vous êtes le produit, ce n'est pas gratuit

"Le modèle économique « publicité contre fausse gratuité » est devenu tel qu'il remet en cause un tas de libertés fondamentales, si galvaudées de nos jours, comme la liberté d'expression (il faut que l'espace publicitaire reste assez propre pour attirer les annonceurs, cachez ce sein qu'ils ne sauraient voir), ou comme la vie privée (les publicitaires vont là où l'audience est la plus grande, donc les plus grands gagnent beaucoup plus de fric que les autres, donc deviennent encore plus grands, et finalement assez pour disposer d'informations sur tout un chacun qu'ils peuvent vendre au plus offrant ou offrir aux agences des gouvernements qui, oh bah ça alors, ne régulent pas leurs activités). Je simplifie, je sais." A lire dans la Quadrature du Net, une tribune de Laurent Chemla sur la guéguerre des média contre AdBlock+ et la publicité en ligne.

Quand l'écologie populaire permet de lutter contre la désespérance sociale et la criminalité

"Dans les quartiers nord de Marseille, marqués par le chômage massif et la violence, une initiative pourrait bien améliorer un peu la vie des habitants. La cité de Font-Vert, enclavée géographiquement et sinistrée socialement, expérimente des jardins en pied d'immeubles, cultivés par les habitants. Une initiative qui recrée du lien, retisse des solidarités, génère des économies et permet de récupérer des espaces publics jusque-là abandonnés à la violence des trafiquants et aux représailles de la police." (...) A lire dans Basta !